Bangkok, Thailand - February 1, 2022 Japan flag on world map background. Source: Shutterstock

La stratégie japonaise pour un Indo-Pacifique libre et ouvert : défis et opportunités dans l’ordre régional émergent

La région indo-pacifique s’est imposée comme l’un des espaces les plus importants de la politique mondiale contemporaine et occupe désormais une place centrale dans l’environnement international. Elle rassemble de grandes puissances économiques et militaires, des voies maritimes stratégiques, des économies en développement ainsi que de nombreux foyers de tensions géopolitiques. À mesure que l’équilibre des puissances évolue, l’importance de cette région ne cesse de croître. Pour le Japon, fortement dépendant du commerce maritime et, plus largement, des échanges extérieurs pour le fonctionnement de son économie, il est essentiel de garantir dans la région un environnement stable, ouvert et fondé sur des règles. La politique japonaise en faveur d’un Indo-Pacifique libre et ouvert (Free and Open Indo-Pacific, FOIP) représente l’un des principaux moyens par lesquels le gouvernement japonais entend poursuivre ses objectifs de politique étrangère dans la région indo-pacifique.

La vision japonaise de l’Indo-Pacifique trouve son origine dans des considérations très concrètes. Elle découle en grande partie du discours prononcé en 2007 par le Premier ministre Shinzo Abe devant le Parlement indien, intitulé « Confluence of the Two Seas » (« Confluence des deux mers »). Dans ce discours, Abe analysait le rapprochement croissant entre les espaces des océans Indien et Pacifique et soulignait l’importance de la coopération entre les pays ainsi que du développement économique des deux régions. L’importance de ce discours réside notamment dans sa contribution à l’émergence d’une nouvelle représentation géographique et stratégique de l’Asie.

Près de dix ans après cette première formulation, le Japon a officiellement promu en 2016 le concept d’un Indo-Pacifique libre et ouvert. Dans son essence, cette approche vise à garantir un ordre maritime fondé sur les principes du droit international, la liberté de navigation, la prospérité et la connectivité. À cette époque, la situation régionale évoluait rapidement sous l’effet de la montée en puissance économique de la Chine et de l’expansion de sa présence stratégique dans la région. Toutefois, la politique de l’Indo-Pacifique libre et ouvert n’a pas été présentée uniquement comme une réponse aux actions de la Chine, mais plutôt comme une initiative destinée à renforcer la coopération, le développement et la connectivité.

Position officielle du Japon concernant le FOIP. Dans ses déclarations officielles, le gouvernement japonais présente le FOIP comme une vision inclusive d’un ordre international fondé sur la liberté, l’ouverture, la diversité, l’inclusivité et l’État de droit (Ministère des Affaires étrangères du Japon, 2026). Tokyo fait remonter l’origine du concept au discours prononcé par Abe en Inde en 2007 (Abe, 2007), puis à son lancement à Nairobi en 2016 (Abe, 2016), avant le Nouveau Plan présenté par Kishida en 2023 (Kishida, 2023) et sa mise à jour en 2026 (Takaichi, 2026). Le gouvernement japonais décrit l’objectif du FOIP comme consistant à orienter la communauté internationale vers la coopération plutôt que vers la division et la confrontation (Ministère des Affaires étrangères du Japon, 2024). La description du FOIP présentée dans le paragraphe précédent correspond donc à la manière dont le Japon lui-même définit cette politique.

Évaluation de la signification stratégique du FOIP. Ce qui suit constitue l’interprétation propre à cet article et non une position officielle du gouvernement japonais. Indépendamment du discours de Tokyo sur l’inclusivité, le FOIP fonctionne, sur le plan stratégique, comme le principal cadre utilisé par le Japon pour façonner l’équilibre régional face à la montée en puissance de la Chine, sans désigner explicitement cette dernière comme sa cible. Il permet au Japon de construire un réseau de partenaires — comprenant notamment l’ASEAN, l’Inde, l’Australie et les États-Unis —, de renforcer les normes s’opposant aux pratiques coercitives et d’offrir des alternatives en matière d’infrastructures et de chaînes d’approvisionnement, tout en conservant un langage suffisamment ouvert pour permettre la participation de pays économiquement dépendants de la Chine. Des chercheurs considèrent également que le FOIP complète les efforts américains visant à équilibrer la puissance chinoise en attirant les pays en développement vers des dispositifs communs (Yoshimatsu, 2025). La couverture médiatique de la mise à jour de 2026 a également fait état d’interprétations selon lesquelles celle-ci viserait les pratiques de coercition économique et militaire de la Chine (AJP, 2026), même si le gouvernement japonais ne la présente pas en ces termes. Les lecteurs doivent donc distinguer les descriptions des objectifs officiellement déclarés du Japon, qui reflètent la position gouvernementale, des jugements portant sur les risques, l’équilibre régional et les politiques que le Japon devrait adopter, qui correspondent à l’analyse proposée dans cet article.

Le FOIP n’a cessé d’évoluer depuis sa création. Sous les différents gouvernements japonais, il a largement dépassé la question initiale de la sécurité maritime pour englober les infrastructures, la coopération au développement, la sécurité économique, les technologies, la connectivité numérique, les chaînes d’approvisionnement et la sécurité humaine. L’une des principales évolutions du FOIP est intervenue en 2023, lorsque le Premier ministre Fumio Kishida a présenté un Nouveau Plan reposant sur quatre piliers : les principes de paix et les règles favorisant la prospérité, la résolution des problèmes selon une approche propre à l’Indo-Pacifique, la connectivité à plusieurs niveaux et l’extension des efforts en matière de sécurité de la mer vers les airs.

L’évolution la plus récente de ce processus a eu lieu en 2026. Le 2 mai 2026, la Première ministre Sanae Takaichi a prononcé à Hanoï, au Vietnam, un discours dans lequel elle a présenté une version actualisée du FOIP. Cette nouvelle version accorde une place plus importante à la sécurité économique et comprend notamment des infrastructures reposant sur l’intelligence artificielle, le renforcement des chaînes d’approvisionnement et la sécurité maritime.

Cette évolution montre que la puissance militaire n’est désormais plus le seul élément déterminant de la sécurité nationale. Aujourd’hui, celle-ci englobe également de nombreux autres facteurs, notamment la résilience économique, les technologies, la sécurité énergétique, les infrastructures numériques et les chaînes d’approvisionnement.

L’évolution allant du discours de 2007 sur la « Confluence des deux mers » au concept de FOIP lancé en 2016, puis au Nouveau Plan de 2023 et à la mise à jour de 2026, montre que la stratégie indo-pacifique du Japon ne constitue pas un document figé. Elle a au contraire évolué parallèlement aux transformations de la situation en Asie-Pacifique et dans l’environnement international. La question centrale est désormais de savoir si le Japon sera capable d’utiliser efficacement le FOIP pour protéger ses intérêts tout en contribuant à la construction d’un ordre régional durable et en gérant les différents intérêts stratégiques présents dans la région.

Le FOIP dans un environnement régional en mutation

Le FOIP a évolué parallèlement aux transformations de la région indo-pacifique. La Chine s’est renforcée sur les plans économique et militaire, modifiant ainsi l’équilibre des puissances dans la région, tandis que la rivalité entre la Chine et les États-Unis exerce une influence croissante sur les décisions prises par les autres pays de la région. Le Japon se trouve donc confronté à une situation stratégique complexe, dans laquelle l’interdépendance économique coexiste avec la rivalité géopolitique.

La Chine constitue probablement l’aspect le plus complexe de la stratégie FOIP du Japon. D’un côté, elle est la grande puissance la plus proche du Japon et un partenaire économique majeur ; de l’autre, elle représente de véritables défis sécuritaires pour Tokyo, notamment en mer de Chine orientale et plus largement dans l’environnement régional. Le Japon doit donc défendre sa souveraineté tout en évitant de provoquer inutilement de nouvelles tensions dans la région.

La manière dont le FOIP est présenté est essentielle à la logique même de cette stratégie. S’il est interprété comme une initiative dirigée contre la Chine, il risque de diviser la région et de devenir moins attractif pour les pays qui entretiennent d’importantes relations économiques avec Pékin. Dans le même temps, un engagement trop actif du Japon dans les affaires internationales pourrait nuire à son image. Il est donc important de trouver un équilibre entre dissuasion et diplomatie.

L’ASEAN joue un rôle essentiel dans le maintien de cet équilibre. L’Asie du Sud-Est se situe au cœur de la région indo-pacifique, et les pays membres de l’ASEAN occupent une place importante tant sur le plan économique que politique. Surtout, les membres de l’ASEAN cherchent à préserver leur autonomie stratégique.

Pour le Japon, cette situation représente à la fois un défi et une opportunité. Le FOIP gagnera en légitimité en Asie du Sud-Est si les pays de l’ASEAN le perçoivent comme un cadre reposant sur leurs propres objectifs plutôt que comme un nouvel instrument de rivalité entre grandes puissances. C’est pourquoi le Japon insiste sur les valeurs communes au FOIP et à l’ASEAN Outlook on the Indo-Pacific, notamment l’inclusivité, la transparence, la connectivité et la coopération.

La dimension économique du FOIP a pris une importance croissante au fil des années. Avec la pandémie de Covid-19, les confrontations militaires et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les limites d’une forte dépendance économique sont devenues de plus en plus évidentes.

L’importance des minerais critiques, de l’énergie, des télécommunications, de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques dans le contexte de la sécurité nationale ne cesse de croître. Face à cette évolution, le Japon encourage une plus grande résilience économique ainsi qu’une diversification accrue. La mise à jour présentée par la Première ministre Takaichi en 2026 reflète cette tendance et vise notamment à renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement ainsi que la sécurité des systèmes d’intelligence artificielle revêtant une importance économique. Ces mesures devraient permettre au Japon et à ses partenaires de réduire les risques. Toutefois, le Japon doit également éviter de pousser trop loin la fragmentation économique.

Par ailleurs, les évolutions en matière de sécurité créent de nouveaux défis. L’Indo-Pacifique est marqué par des dossiers complexes concernant notamment la mer de Chine orientale, la mer de Chine méridionale, la péninsule coréenne et Taïwan. Afin de faire face aux difficultés engendrées par la situation actuelle, le Japon renforce sa coopération sécuritaire avec plusieurs autres pays. Une telle coopération peut favoriser la dissuasion, mais elle peut également donner l’impression d’un retour à une logique de blocs. Le Japon doit donc veiller à ce que le renforcement de la coopération en matière de sécurité s’accompagne également d’initiatives diplomatiques.

Opportunités et avenir du FOIP japonais

Malgré les défis auxquels il est confronté, le Japon se trouve dans une position favorable pour exploiter les nombreuses possibilités de coopération offertes par le FOIP. L’une des priorités consiste à approfondir la coopération avec les pays de l’ASEAN. Au fil des années, le Japon a établi avec les pays d’Asie du Sud-Est de solides relations économiques, diplomatiques et de coopération au développement, ce qui permet aujourd’hui de collaborer dans de nombreux domaines : infrastructures, connectivité numérique, préparation aux catastrophes, sécurité énergétique, sécurité maritime et développement des ressources humaines.

L’Inde occupe une place de deuxième partenaire essentiel pour le Japon. Plus précisément, après l’ASEAN, elle constitue l’un des principaux partenaires du Japon dans le cadre du FOIP et représente avant tout un partenaire stratégique doté d’une importante dimension économique. Les deux pays entretiennent depuis 2014 un « Partenariat stratégique et global spécial », renforcé en 2025 par une Déclaration conjointe sur la coopération en matière de sécurité. Sur le plan économique, le Japon s’est fixé pour objectif de parvenir à 10 000 milliards de yens d’investissements privés en Inde au cours de la prochaine décennie (Ambassade de l’Inde à Tokyo, s.d. ; Premier ministre de l’Inde, 2025). Le Premier ministre Kishida avait également présenté à New Delhi, en 2023, le Nouveau Plan pour le FOIP sous le titre « Avec l’Inde, partenaire indispensable » (Kishida, 2023). La position géographique de l’Inde est particulièrement importante, puisqu’elle se situe au point de rencontre entre l’océan Indien et l’espace indo-pacifique, tout en étant reconnue comme une puissance économique en pleine croissance. Les deux pays coopèrent dans de nombreux domaines, notamment les infrastructures, la connectivité, le développement technologique et les questions maritimes. Une coopération renforcée entre les deux États peut faciliter les connexions en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, mais le Japon doit également veiller à respecter l’autonomie stratégique de l’Inde.

Outre ces États, des pays comme l’Australie, la Corée du Sud, les États insulaires du Pacifique ainsi que plusieurs pays européens peuvent également contribuer aux objectifs du Japon. Tokyo devrait privilégier un réseau flexible de partenaires capables de coopérer sur la base d’intérêts communs plutôt qu’un bloc rigide organisé selon une logique géopolitique. Cette approche est particulièrement adaptée à l’Indo-Pacifique, où les différents États ont des préoccupations sécuritaires, des intérêts économiques et des traditions de politique étrangère très diverses.

Le Japon dispose également de nombreux moyens pour renforcer le FOIP par le développement et la coopération économiques. De nombreux pays en développement continuent en effet d’accorder davantage d’importance aux infrastructures, à l’emploi, à l’énergie, aux technologies, à la connectivité et à la croissance économique durable qu’à la rivalité entre grandes puissances. Le Japon possède une longue expérience dans ces domaines et dispose des ressources nécessaires pour répondre à ces priorités, ce qui peut rendre le FOIP plus attractif pour ces pays.

Cette dimension devient encore plus importante en 2026. La mise à jour du FOIP sous le gouvernement de Sanae Takaichi montre que le Japon cherche à associer plus étroitement sécurité, résilience économique et développement technologique.

En définitive, le succès du FOIP dépendra de la capacité du Japon à trouver un équilibre subtil entre rivalité et coopération. Il est peu probable que la région indo-pacifique finisse par être entièrement divisée entre deux camps opposés. L’ASEAN continuera de chercher à préserver son autonomie stratégique, tandis que l’Inde poursuivra une politique étrangère fondée sur la non-alignement et l’autonomie. D’autres États en développement continueront également à chercher à entretenir des relations économiques et diplomatiques diversifiées avec les grandes puissances.

Le Japon doit donc éviter de réduire le FOIP à la seule compétition avec la Chine. Il serait beaucoup plus constructif de le concevoir comme un cadre fondé sur le droit international, la résilience économique, la connectivité, le développement, la sécurité maritime et une coopération inclusive. Une telle approche permettrait au Japon de développer de bonnes relations stratégiques tout en rendant le FOIP attractif pour les États qui ne souhaitent pas rejoindre un bloc géopolitique rigide.

L’histoire du FOIP montre que le Japon a déjà fait preuve d’une grande capacité d’adaptation. Depuis le discours d’Abe sur la « Confluence des deux mers » en 2007, en passant par la formalisation du concept de FOIP en 2016, l’élargissement du plan par Kishida en 2023 et sa mise à jour par Takaichi en 2026, le Japon a démontré sa capacité à faire évoluer sa stratégie. Cette volonté d’adaptation pourrait constituer l’un des principaux atouts du FOIP.

Conclusion

La stratégie japonaise pour un Indo-Pacifique libre et ouvert a évolué d’un concept géopolitique général vers un cadre global destiné à répondre aux défis politiques, économiques, technologiques et sécuritaires contemporains de la région indo-pacifique. Cette transformation témoigne de l’évolution de la conception japonaise de la puissance régionale ainsi que de l’interdépendance croissante entre sécurité et économie.

Cette stratégie doit toutefois faire face à plusieurs obstacles. La rivalité avec la Chine, le risque de fragmentation régionale, les vulnérabilités économiques de certains pays de la région, les différends maritimes et les divergences entre les différents acteurs régionaux pourraient limiter sa capacité à atteindre ses objectifs. Le Japon doit donc renforcer sa sécurité tout en poursuivant simultanément ses efforts diplomatiques et sa coopération économique.

Le Japon peut également tirer d’importants avantages de cette initiative, notamment grâce au renforcement de ses relations avec l’Inde, l’ASEAN, les États insulaires du Pacifique et d’autres partenaires, ce qui peut favoriser une coopération régionale plus étroite. La mise à jour de 2026 présentée par la Première ministre Sanae Takaichi illustre la manière dont le FOIP s’adapte aux réalités d’un système international en mutation. La conception japonaise de la sécurité régionale englobe désormais de plus en plus de dimensions telles que la sécurité économique, les infrastructures reposant sur l’intelligence artificielle et la résilience des chaînes d’approvisionnement.

Le nouvel ordre indo-pacifique ne sera probablement façonné ni par une seule puissance ni par une séparation totale entre deux blocs. Il sera plutôt caractérisé par une combinaison de concurrence, d’interdépendance et de coopération sélective. Le défi du Japon consiste donc non seulement à réagir à la montée en puissance de la Chine, mais aussi à créer les conditions d’une compétition qui ne fasse pas obstacle à la coopération.

La capacité du Japon à associer la dissuasion à la diplomatie, la résilience économique à l’ouverture, et ses partenariats stratégiques au respect du rôle central de l’ASEAN permet au FOIP de dépasser le cadre d’un simple projet de politique étrangère japonaise. Il pourrait contribuer à la construction d’un ordre régional dans lequel le droit international, la connectivité, les opportunités économiques et la stabilité stratégique se renforcent mutuellement, ce qui est essentiel pour assurer la prospérité de la région indo-pacifique.

Références
Abe, S. (2007, August 22). “Confluence of the Two Seas” [Speech]. Parliament of the Republic of India, New Delhi, India. Ministry of Foreign Affairs of Japan. https://www.mofa.go.jp/region/asia-paci/pmv0708/speech-2.html Abe, S. (2016, August 27). Address by Prime Minister Shinzo Abe at the opening session of the Sixth Tokyo International Conference on African Development (TICAD VI) [Speech]. Nairobi, Kenya. Ministry of Foreign Affairs of Japan. https://www.mofa.go.jp/afr/af2/page4e_000496.html AJP. (2026, May 3). Takaichi unveils revised ‘Free and Open Indo-Pacific’ plan in Hanoi, puts economic security first. AJU Press. https://www.ajupress.com/view/20260503174170547 Embassy of India, Tokyo. (n.d.). India-Japan bilateral brief. https://www.indembassy-tokyo.gov.in/eoityo_pages/MTE, Kishida, F. (2023, March 20). The future of the Indo-Pacific: Japan’s new plan for a “Free and Open Indo-Pacific”: “Together with India, as an Indispensable Partner” [Policy speech]. Indian Council of World Affairs, New Delhi, India. Ministry of Foreign Affairs of Japan. https://www.mofa.go.jp/files/100477791.pdf Ministry of Foreign Affairs of Japan. (2024). Diplomatic bluebook 2024: Promotion of a “Free and Open Indo-Pacific (FOIP)” based on the rule of law. https://www.mofa.go.jp/policy/other/bluebook/2024/pdf/pdfs/2-1.pdf Ministry of Foreign Affairs of Japan. (2026, May 2). Foreign policy speech by Prime Minister Takaichi Sanae. https://www.mofa.go.jp/s_sa/sea1/vn/pageite_000001_01621.html Prime Minister of India. (2025). India–Japan joint vision for the next decade: Eight directions to steer the Special Strategic and Global Partnership. https://www.pmindia.gov.in/en/news_updates/india-japan-joint-vision-for-the-next-decade-eight-directions-to-steer-the-special-strategic-and-global-partnership/ Takaichi, S. (2026, May 2). Foreign policy speech [Speech]. Vietnam National University, Hanoi, Vietnam. Prime Minister’s Office of Japan. https://japan.kantei.go.jp/105/speech/202605/02fpspeech.html Yoshimatsu, H. (2025). The development of Japan’s Indo-Pacific strategy: Security concerns and instrumental principles. Global Policy, 16(4), 579–588. https://doi.org/10.1111/1758-5899.70006
First published in: World & New World Journal
Malik Muhammad Saeed Awan

Malik Muhammad Saeed Awan

Je suis récemment diplômé en relations internationales et j'occupe actuellement le poste d'assistante de recherche à l'Autorité de protection sociale du Sindh. Mes intérêts académiques et professionnels portent sur la géopolitique régionale, l'analyse des politiques étrangères et la recherche en politiques sociales. Je suis passionnée par la production d'analyses factuelles sur les affaires mondiales et régionales, avec un intérêt particulier pour l'Asie du Sud et les dynamiques stratégiques émergentes.

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