Je remercie le Secrétaire général pour son exposé.
Monsieur le Président,
Le 7 octobre, le monde a été témoin d’une attaque terroriste horrifiante contre Israël. La violence épouvantable perpétrée par le Hamas ne visait pas des cibles militaires. C’était plutôt une tentative de détruire l’âme des gens. En prenant des otages, en assassinant des civils, cette menace du Hamas est loin d’être écartée.
Dans ce contexte, nous devons tous rester unis en soutenant Israël. Et son droit à l’autodéfense contre la menace terroriste du Hamas.
Comme nous l’avons déjà dit : l’utilisation de la force en légitime défense doit être nécessaire et proportionnée. Et le droit international humanitaire doit être respecté. Par toutes les parties.
Cela signifie que toutes les mesures possibles pour protéger les civils doivent être prises. Les travailleurs humanitaires doivent pouvoir faire leur travail en toute sécurité et sans entrave. Et les locaux et le personnel de l’ONU doivent rester à l’abri des préjudices. Tout cela exige de la retenue de la part d’Israël dans l’utilisation de la force.
Monsieur le Président, le Royaume des Pays-Bas partage les préoccupations exprimées par tant de personnes aujourd’hui. La situation des civils à Gaza est catastrophique. Ils ont un besoin urgent d’aide. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre plus de temps.
Jusqu’à présent, les premiers convois sont entrés à Gaza. Nous avons besoin d’un flux continu d’aide humanitaire répondant à tous les besoins de base. Et bien plus est nécessaire, y compris du carburant. L’approvisionnement en eau doit être rétabli immédiatement. Des pauses humanitaires sont cruciales pour permettre à l’aide indispensable de passer. Et un couloir humanitaire permanent est le seul moyen d’empêcher la situation de s’aggraver.
Les Pays-Bas intensifient leur réponse humanitaire. Nous avons engagé 10 millions d’euros supplémentaires pour une aide humanitaire immédiate ; dont 8 millions d’euros pour l’UNWRA. Ce financement vise à améliorer les conditions de vie des citoyens palestiniens, y compris le soutien en santé mentale et psychosocial.
Nous sommes également extrêmement préoccupés par la possibilité que le conflit s’étende au-delà des frontières d’Israël et de Gaza. Et nous appelons tous les concernés à empêcher cela. Nous exhortons également toutes les parties à faire leur maximum pour éviter une escalade supplémentaire en Cisjordanie.
Dans ce contexte, nous continuerons notre aide au développement pour la stabilité. L’Autorité palestinienne joue un rôle important dans la prévention d’une détérioration supplémentaire et mérite notre fort soutien. La violence des colons aggrave une situation déjà tendue. Cela doit cesser.
Permettez-moi de conclure, Monsieur le Président, en disant que nos pensées et nos prières accompagnent toutes les victimes et les otages qui doivent être libérés immédiatement et sans condition.
Lorsque l’ONU a été créée à la suite de la Seconde Guerre mondiale, le conflit israélo-palestinien a été l’une des premières crises majeures nécessitant une attention urgente. Aujourd’hui, plus de 75 ans plus tard, la nécessité de trouver une solution à ce conflit est plus pressante et cruciale que jamais.
Les Pays-Bas appellent ce Conseil à fournir le leadership nécessaire pour gérer cette crise, la contenir et offrir une perspective de paix et de sécurité durables pour les Israéliens et les Palestiniens comme seule voie possible. Dans ce contexte, je tiens à remercier les efforts inlassables de l’ONU et à exprimer ma gratitude au personnel de l’ONU agissant sur le terrain.
Nous ne pouvons pas revenir à la situation antérieure ; la solution à deux États est plus nécessaire que jamais. Parce que les deux parties en ont besoin, les deux parties y ont droit, et les deux parties le méritent.
Merci, Monsieur le Président.
